Il était impressionné
par le fonctionnement de son cerveau. Comme le docteur lui avait
indiqué la mémoire pouvait dans certains cas fonctionner de la même
façon qu'un muscle. Ainsi, Albert pouvait à présent accéder à des
souvenirs depuis longtemps enfouis sous le poids des événements qui
avaient succéder ce passage. A en croire que l'adrénaline d'alors
avait posé un verrou que sa nouvelle aventure avait détruit. Il se
demandait si cela venait du fait de cette nouveauté qui se dessinait
sous ses pieds et autours de lui au fur et à mesure de son avancée
ou si l'endroit où il était à présent était d'une certaine façon
magique. Pour le moment ce qu'il comptait c'était pour lui de se
raconter son histoire encore une fois pour en être plus sur.
Il avait un travail. Il
était jeune et brillant. Les gens autours de lui l'applaudissait.
C'était le jour de la remise des diplômes. La scène se passait en
été, probablement à la fin Juin. Ils étaient arrivés en avance
comme à l'habitude de la famille. Bizarrement il était vêtu non
pas d'un costume ordinaire mais d'une avec une jupe à la place du
pantalon. Ce n'était pas pratique pour marcher, enfin ça ira bien.
Il sort de la voiture et marche le long du tapis rouge. Il se
retrouve dans un bar rempli de jeunes gens qui comme lui vont passer
d'étudiants à diplômés. L'ambiance est belle et les gens heureux.
Pause. Albert se demande
pourquoi ce souvenir en particulier lui revient et ce qu'il y a ici à
découvrir. Il scrute pour être sur de sa sécurité et se laisse
aller à vivre la suite du souvenir.
Tout le Monde est en
ligne. Il va falloir sourier, serrer des mains, embrasser ses
professeurs et puis montrer son diplôme tout en ayant l'air
intéressant histoire de faire une photo qui ferra plaisir aux
parents. Je monte les marches de la scène. Une, deux, une, deux. Ça
y est. Les projecteurs font de l'endroit une place agréable à la
fois et étrange. Je l'ai rêvé je vais le faire. Alors j'attrape le
micro et de toutes mes forces arraches les vêtements qui me lient à
ce Monde aux règles étroites et carrées.
Et je crie dans le micro
: 'Mes Amis, une nouvelle étape pour moi, j'ai acquis ce diplôme.
Je vais comme vous tous pouvoir prétendre à une vie meilleure que
la moyenne, nous sommes les meilleurs....mais les meilleurs de quoi ?
Est-ce que vous vous sentez plus proches de vos rêves dans ces
costumes cintrés ? Êtes-vous rassurés de ne pas faire partie de la
masse mais de la petite élite qui demain voudra apprendre aux autres
à vivre ? Sommes-nous plus humain ?'
Tandis que je dis cela je vois les regards de tous nous plus sur moi mais sur le chandelier central. Il est alors pris d'un lent mouvement de bascule qui va de plus en plus vite. Un silence et puis ce grondement de la Terre qui tremble et qui mets tout le Monde par terre. Je me rappelle l'effort surhumain du principal de notre école qui a tout donné pour me couvrir de son grand manteau afin de cacher cette Nature qu'il ne saurait voir.
Tandis que je dis cela je vois les regards de tous nous plus sur moi mais sur le chandelier central. Il est alors pris d'un lent mouvement de bascule qui va de plus en plus vite. Un silence et puis ce grondement de la Terre qui tremble et qui mets tout le Monde par terre. Je me rappelle l'effort surhumain du principal de notre école qui a tout donné pour me couvrir de son grand manteau afin de cacher cette Nature qu'il ne saurait voir.
C'est probablement une
coïncidence mais c'est comme cela que j'ai vécu le début de ce que
l'on a ensuite appeler la Rébellion de la Terre. Je me rappelle
chaque jour à la télévision les rapports infographiés qui donnait
les moyennes de la journée. La terre tremblait presque
continuellement d'une intensité d'environ un sur 1'échelle de
Richter. Personne n'avait prévu cela et personne ne comprenait ce
qui se passait. Les jours se suivaient et puis c'était la routine.
On ne cherchait même plus à expliquer le phénomène. Comme ça ne
pouvait pas durer indéfiniment un jour cela à changer. Plus de
secousses pendant une semaine et puis la régurgitation finale de la
Terre qui fut aussi le séisme le plus violent que la planète ait
connu à ce jour. Si fort que personne ne sait son amplitude. Ce qui
fut la caractéristique principale ce fut que tout sauf le
sacro-saint techno-centre des villes, fut détruit. C'est comme cela
que j'ai perdu mes parents. Avec moi un jour à l'école la plus
riche de la planète. Perdus dans le Monde des gens normaux le jour
d'après. Tout ceci c'était passé probablement sur l'espace d'un
mois tant et si bien que personne ne me parla jamais de mon acte
Naturiste.
Et la Nature était à
présent non plus simplement mon corps mais aussi le reste.
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